I. Fondements et Genèse de notre Action Mémorielle
La création de l'association HISTOIRE ET COLLECTIONS CORNOUAILLE répond à une urgence historiographique majeure constatée au début des années 2010 dans la région du Finistère Sud. Alors que disparaissaient les derniers témoins directs des événements de l'occupation et des combats de la libération de 1944, d'importants fonds d'archives familiales — correspondances de résistants, carnets de notes clandestins, photographies d'époque — risquaient d'être irrémédiablement perdus ou dispersés lors de successions. Notre démarche initiale s'est apparentée à une véritable campagne d'observation scientifique et de sauvetage patrimonial d'utilité publique.
Notre association a été officiellement fondée et enregistrée auprès de la préfecture du Finistère, avec une parution officielle au Journal Officiel de la République Française datée du 12 Novembre 2012 (Annonce n°1244). Dès ses origines, l'association s'est fixé des exigences académiques rigoureuses : l'exclusivité d'action non-marchande, l'ancrage profond auprès des acteurs locaux, et la documentation méticuleuse de chaque pièce de collection acquise ou numérisée. Ce pacte de confiance fondateur nous a permis d'acquérir une autorité scientifique et morale reconnue à travers l'ensemble de la Cornouaille historique.
II. Les Grandes Étapes de notre Évolution Institutionnelle
Le déploiement de notre mission mémorielle s'est structuré à travers trois grandes époques, jalonnées par d'ambitieux objectifs méthodologiques et une concertation constante avec les services d'archives départementales et les musées nationaux.
Période de structuration et premiers inventaires scientifiques
Durant nos quatre premières années d'existence, l'effort principal s'est concentré sur les premières données de terrain de notre territoire. Nos bénévoles spécialisés ont réalisé un inventaire systématique des archives écrites en mains privées sur le secteur de Quimper et de la baie d'Audierne. C'est à ce moment que se structurent nos protocoles d'archivage physique et de restauration légère des documents papiers. Nous avons établi nos premiers partenariats scolaires, jetant les bases méthodologiques de ce qui allait devenir notre charte d'action pédagogique civique.
Transition numérique et mise en ligne du catalogue archivistique
Cette ère correspond à l'acquisition de notre premier matériel de numérisation haute résolution professionnel et à la création d'une base de données relationnelle sécurisée. L'association entame le traitement des plaques photographiques de verre négatives issues de fonds de correspondants de guerre locaux. En parallèle, nous lançons l'étude photogrammétrique en trois dimensions des ouvrages fortifiés du mur de l'Atlantique, veillant scrupuleusement à ce que nos études in situ s'accordent avec les impératifs de la régulation éco-responsable du littoral, en parfaite intelligence avec le Conservatoire de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres.
Élargissement des actions civiques et validation des objectifs 2026
Dans la continuité de nos objectifs statutaires, notre structure s'engage résolument dans des projets éducatifs novateurs. Les collégiens et lycéens bretons sont invités à manipuler les archives numérisées pour produire des récits de vie de résistants locaux. L'année 2026 marque l'achèvement de nos grands chantiers documentaires décennaux, consolidés par une démarche de transparence opérationnelle absolue et le lancement de notre audit 2026 organisationnel pour prouver notre parfaite conformité éthique et notre vocation civique non-commerciale d'intérêt général.
III. Notre Conseil d'Administration et notre Gouvernance
L'association est administrée de manière entièrement désintéressée par un bureau de professionnels de l'histoire, des archives et du service public, garantissant un contrôle rigoureux et scientifique de l'ensemble de nos programmes de préservation.
Ancien conservateur en chef adjoint du patrimoine historique et diplômé d'études supérieures en histoire contemporaine de l'Université de Bretagne Occidentale, Jean-Yves Le Gall dirige la programmation scientifique de notre structure depuis 2014. Son expertise dans le décryptage des journaux de marche militaires et des correspondances de guerre constitue la clé de voûte de notre rigueur éditoriale.
Il assure l'interface avec les commissions scientifiques nationales et coordonne les campagnes de collecte orale auprès des derniers témoins de l'année 1944 en Cornouaille. Son action s'organise autour d'un principe fondamental : la préservation de la mémoire historique locale comme instrument d'éducation civique populaire.
Forte d'une carrière de plus de trente ans au sein des directions administratives et financières des collectivités locales du Finistère, Marie-Thérèse Le Corre veille à la saine gestion économique de notre association à but non lucratif. Elle est la garante de la stricte allocation de nos ressources vers les projets de sauvegarde patrimoniale et de transmission éducative.
Dans le cadre de l'audit 2026, elle pilote la mise en conformité de notre comptabilité analytique pour assurer une transparence opérationnelle totale à l'égard de nos partenaires institutionnels, de nos donateurs et de l'administration publique fiscale.
Professeur agrégé d'Histoire-Géographie, Corentin Kerhervé consacre ses recherches universitaires complémentaires à l'architecture militaire côtière du Finistère Sud. Au sein de l'association, il supervise la rédaction des notices scientifiques, l'édition de nos catalogues d'exposition et la mise en œuvre de nos protocoles d'accueil scolaires.
Sensible aux enjeux écologiques modernes, il coordonne nos protocoles d'observation de terrain avec les agents environnementaux côtiers, garantissant un parfait respect de l'équilibre environnemental et de la préservation des habitats naturels lors de nos relevés techniques sur les blockhaus de falaise.